Après l’arrêt du cannabis, je note mes envies, mon sommeil et mon humeur pendant 30 jours pour voir ce qui change. Quand une envie arrive, je reporte ma décision de 20 minutes, je change d’activité et, si besoin, j’appelle un proche.
Pour garder un cap sans passer mon temps à tout compter :
<u>Je n’attends pas si mon état se dégrade.</u> En cas de danger immédiat, j’appelle le 15 ou le 112 ; en cas d’idées suicidaires, le 3114.
Arrêt du cannabis : votre plan de suivi et de soutien
Choisissez un carnet papier ou une note numérique facile à retrouver. Pendant la phase la plus difficile, quelques mots chaque jour suffisent. Passez ensuite à un bilan hebdomadaire lorsque les symptômes se stabilisent. Si le suivi devient pesant, réduisez le nombre de champs à remplir.
Notez vos jours d’abstinence, vos envies, votre sommeil et votre humeur. Ajoutez quelques mots sur votre énergie, votre concentration, votre appétit et les situations qui déclenchent les envies. Pas besoin de longs récits : ces notes permettent de repérer les tendances d’une semaine à l’autre.
Après les premières semaines, remplacez les notes quotidiennes par des bilans plus espacés. Prévoyez des points à 30, 60 et 90 jours, puis ajustez leur fréquence selon l’évolution[1]. Si le stress augmente ou si les envies reviennent, rapprochez les bilans.
| Type de suivi | Objectif | Indicateurs utiles | Rythme conseillé |
|---|---|---|---|
| Notes quotidiennes | Garder une trace brève | Envies, sommeil, humeur, consommation éventuelle | Chaque jour au début |
| Bilan personnel | Ajuster les habitudes | Déclencheurs, routines utiles, concentration | Chaque semaine, puis aux bilans prévus |
| Suivi professionnel | Adapter l’accompagnement | Insomnie, anxiété, envies intenses, autres consommations | Selon l’évolution |
Apportez vos notes en consultation : elles aident à montrer ce qui s’améliore et ce qui reste difficile. Elles ne remplacent pas un avis clinique, notamment en cas d’anxiété, de dépression ou d’autres consommations. Appuyez-vous sur ces repères pour anticiper les périodes à risque et préparer votre plan anti-envie.
Vos notes vous aident à repérer ce qui précède l’envie de consommer. Appuyez-vous dessus pour anticiper les situations à risque et prévoir une réponse à appliquer tout de suite.
Certains signes doivent vous alerter : penser qu’un seul joint serait sans conséquence, recontacter un vendeur, délaisser vos routines ou vous isoler. Ce sont des signaux pour agir, pas pour vous juger. Notez le contexte, l’émotion ressentie et l’effet recherché afin de repérer ce qui se répète.[1]
Exemples hypothétiques à adapter :
Déclencheur Signe d’alerte Réponse immédiate Changement à prévoir Stress ou conflit en fin de journée Penser avoir besoin d’un joint pour décompresser Marcher 10 minutes Installer un rituel de détente le soir Solitude ou ennui Penser qu’un joint ne fera pas de mal et éviter ses proches Appeler une personne de confiance Fixer un rendez-vous social chaque semaine Retour dans un ancien contexte Envie forte, contact d’un vendeur Quitter les lieux Prévoir son départ et prévenir une personne de confiance
À chaque signal, associez un geste simple que vous pourrez répéter sans attendre. Dès qu’il apparaît, passez au plan de 20 minutes.
Reportez toute décision de 20 minutes et lancez un minuteur.[1] Mettez des mots sur l’envie, quittez le lieu où elle est apparue et appelez une personne de confiance.
Ce délai vous aide à reprendre le contrôle. Si l’envie revient malgré tout, demandez de l’aide à un proche ou à un professionnel.
Une consommation ponctuelle n’efface pas vos progrès. Contactez une personne de confiance et réduisez votre accès au cannabis. Puis revenez sur l’écart sans vous juger : dans quel contexte s’est-il produit ? Quelle émotion ressentiez-vous ? À quel moment la situation a-t-elle basculé ? Ajustez ensuite votre réponse avec une règle « si… alors… ».
Ne conduisez pas après avoir consommé : vos réflexes diminuent et la loi l’interdit. Prévoyez un autre moyen de transport.[1]
Si les écarts se répètent, que l’anxiété augmente ou que l’insomnie devient ingérable, consultez un médecin ou un addictologue pour ajuster votre plan et le soutien dont vous avez besoin.
Si vos notes montrent que vos envies stagnent ou augmentent, ne restez pas seul avec le suivi. Cherchez un soutien adapté à leur intensité, à votre sommeil, à votre humeur et à vos difficultés au quotidien.
Votre médecin traitant peut vous orienter vers un addictologue ou un psychologue. Vous pouvez aussi vous adresser à un CSAPA, qui propose un accompagnement gratuit et confidentiel. Apportez vos relevés : ils aideront à repérer ce qui vous pose le plus de difficultés.
En France, aucun médicament n’est autorisé spécifiquement pour le trouble de l’usage du cannabis. Les soins reposent surtout sur le soutien psychosocial, avec un traitement des symptômes si nécessaire.[1][3]
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et l’entretien motivationnel aident à travailler sur les pensées, les habitudes et les hésitations liées à la consommation. Pour vous entourer, choisissez deux personnes de confiance et prévoyez un point chaque semaine. Dites-leur clairement ce dont vous avez besoin : ne pas vous proposer de cannabis et rester présentes dans les moments difficiles.[1][2]
Avant de choisir un appui complémentaire, prenez le temps d’en vérifier les limites cliniques.
LaserHappy propose une séance d’auriculothérapie laser d’une heure, à 200 €, avec un suivi après la séance. Les données disponibles sur son efficacité pour arrêter le cannabis et prévenir les rechutes restent limitées.[3] Cette option de confort ne remplace pas les soins médicaux ou psychologiques.
Des idées suicidaires, un risque d’automutilation, des signes psychotiques, une agitation sévère ou une confusion demandent une aide urgente. En cas de danger immédiat en France, appelez le 15 ou le 112. En cas d’idées suicidaires, le 3114 peut vous aider immédiatement. N’attendez pas pour appeler.[1][2]
Si votre état se dégrade rapidement, soyez particulièrement vigilant. Demandez rapidement un avis médical si une dépression persiste, si l’anxiété perturbe fortement votre quotidien, si vous ne dormez presque plus depuis plusieurs jours ou si vous n’arrivez plus à assurer vos activités habituelles. Signalez aussi les reprises répétées de cannabis et toute autre consommation.[1][2]
Appuyez-vous sur vos notes lors des bilans pour choisir les habitudes à garder ou à ajuster selon votre sommeil, votre humeur et vos envies. Si ces indicateurs se dégradent, passez à l’action.[1]
Si les envies prennent trop de place ou si les rechutes se répètent, contactez un professionnel de l'arrêt du cannabis.[1][2]
Gardez sous la main une page qui rassemble vos raisons d’arrêter, vos déclencheurs et les réponses concrètes à y apporter. Ajoutez les coordonnées de deux personnes de confiance, un contact professionnel et la date du prochain bilan.[1][2]
Notez aussi quoi faire après un écart : repérer ce qui l’a précédé, contacter une personne de soutien et ajuster votre réponse. Relisez cette page chaque semaine : c’est un repère, pas un jugement.[1]
Les envies sont souvent plus fortes les premiers jours. Restez vigilant pendant les 7 à 30 premiers jours : le stress et les habitudes peuvent provoquer des envies fréquentes.
LaserHappy propose une auriculothérapie laser par photobiomodulation. Cette méthode vise à apaiser le manque et le stress, ainsi qu’à stabiliser l’équilibre nerveux dès la première séance. L’enseigne annonce un taux de réussite de 90 %, un chiffre qu’elle communique.
Prêtez attention à vos horaires de coucher et de lever : deviennent-ils plus réguliers ? Notez aussi si vous vous endormez plus facilement et si vous vous sentez reposé au réveil. Les premières nuits peuvent être perturbées par le sevrage.
Pour suivre ces changements, tenez un journal quotidien où vous consignez la qualité de votre sommeil, vos ressentis et vos progrès. LaserHappy propose un accompagnement par photobiomodulation qui vise à apaiser les troubles du sommeil.
Pour suivre vos progrès sans vous laisser absorber par le comptage, prenez votre qualité de vie comme repère, plutôt que les chiffres. Au lieu de compter chaque jour vos jours d’abstinence, consacrez votre énergie à changer vos routines et à mieux gérer les situations qui déclenchent vos envies.
Fixez-vous des objectifs concrets : mieux dormir, retrouver de l’énergie et adopter de nouvelles habitudes qui tiennent dans le temps.